Dégustation à l’aveugle du 15 mars 2019 : Pomerol 1999

Les vins ont étés ouverts 2h30 avant la dégustation sans décantation

Servi n° 5 : Château La Croix Saint-Georges

Le nez est complètement fondu et délicat avec de beaux fruits noirs. En bouche, c’est à la foi le plus élégant et le plus présent avec une bouche serrée et soyeuse et une belle complexité aromatique totalement fondue.

Il fait l’unanimité avec plusieurs 19 et deux 20/20.

Note M.J. : 18 Moyenne : 18.7


Servi n° 7 : Château Lafleur

Le nez est profond et complexe avec des notes de camphre, menthol et eucalyptus qui ne font pas forcément l’unanimité. La bouche est fraîche avec beaucoup de classe ; c’est harmonieux, soyeux avec beaucoup de dynamisme en même temps, des fruits mais aussi des notes épicées et réglissées. Il parait moins prêt que d’autres avec des tanins qui ressortent un peu en fin de bouche mais c’est la grande classe et il recueille deux 20/20 ! En rappel, il n’avait pas supporté la double décantation lors de notre dégustation du 16 mars 2007 sur le millésime 2008 et s’était montré décevant lors de la dégustation (mais excellent à l’ouverture).

Note M.J. : 16.5 Moyenne : 18.2


Servi n° 3 : Château Gazin

C’est l’une des robes les plus sombres. Le nez est profond avec beaucoup de richesse, des notes de tabac, de fruits rouges et noirs compotés et une petite touche grillée. La bouche est dense et harmonieuse ; c’est très riche, concentré et complexe avec beaucoup de classe. Certains lui trouvent une petite touche de poivron.

Un grand vin plaisir qui va encore se garder !

Note M.J. : 17+ Moyenne : 17


Servi n° 8 : Château Beauregard

C’était le plus élégant à l’ouverture avec un esprit bourguignon. Les arômes de café se sont développés à l’aération mais c’est un vin très harmonieux, suave et soyeux et d’une grande gourmandise. Un délice même s’il est un peu monolithique sur le plan aromatique. Encore un vin qui correspond bien à son style habituel.

Note M.J. : 17.5 Moyenne : 16,5


Servi n° 1: Château l’Enclos

Le nez est flatteur pour ce vin qui ouvre la dégustation. La bouche est très harmonieuse, tout en finesse avec de beaux fruits, c’est délicat avec des tanins fins et très bon. Certains lui reprochent un petit manque de longueur. A noter qu’il est bien dans l’esprit de nos précédentes dégustations, on se rappelle qu’il était sorti premier de notre dégustation du 16 mars 2007 dans le millésime 1998 (derrière le pirate Troplong-Mondot)

Note M.J. : 16 Moyenne : 15.3


Servi n° 6 : Château La Conseillante

Le nez est fondu avec des notes de tabac et d’épices sur fond de fruits confiturés mais les avis sont partagés et certains lui trouvent des notes déviantes. En bouche, il ne semble pas vraiment en place avec des tanins un peu secs et une petite touche végétale. Il désarçonne un peu les dégustateurs par son côté désordonné.

A l’ouverture et le lendemain à l’aveugle, c’est mon préféré. Je crois que nous sommes passé à côté… Dommage !

En 2007, il avait remarquablement bénéficié de la décantation car il était très austère à l’ouverture.

Note M.J. : 15,5 (18 le lendemain) Moyenne : 14


Servi n° 7 : Château Vieux Maillet

Le nez parle peu et la bouche est un peu lourde avec des arômes peu définis. Il fait l’unanimité contre lui…

Il n’a rien à voir avec mes dégustations des mois précédents qui m’ont donné envie d’organiser cette dégustation net c’est sans doute un problème de bouteille. Il faudra le revoir car il mérite mieux.

En 2007, le millésime 1998 était très masculin et puissant et en 2002, c’était l’un des vins les plus racés de la dégustation.

Nous dégustons un 2000 avec le pâté en croute qui suit la dégustation et c’est une bombe qui soulage les dégustateurs qui en ont en cave ! (un bon 18 !)

Note M.J. : 12 Moyenne : 12


Servi n° 9 : Château Bourgneuf-Vayron

Malheureusement, il se montre comme dans toutes nos précédentes dégustations, austère et rustique avec des notes animales et végétales qui ne correspondent pas du tout à ce que l’on a gouté ce soir. Une déception !

Note M.J. : 12- Moyenne : 11,8


Nous terminons par un Château La Cabanne qui accompagne gentillement le pâté en croute de volaille de Monsieur Crotet des halles de Dijon et nous terminons sur Vieux Maillet 2000 qui fait l’unanimité mais qui se montre beaucoup plus jeune que l’année de différence, c’est une bombe à attendre encore et qui aurait mérité d’être décanté.

Sur les petits cœurs chocolat, noisette et café et la sublime mousse au chocolat d’Evelyne, nous clôturons sur un Porto Vintage 1970 de la maison Coreira’s, fin et fondu mais un peu fluide. Le Pedro Ximenez 1983 Reserve de Toro Albala est beaucoup plus consistant et c’est une véritable merveille pour les amateurs du genre !

En conclusion, en dehors de Vieux Maillet 1999, à revoir et de la Conseillante qui nous a échappé (mais vive les lendemains qui chantent !), c’était une très belle dégustation sur un millésime qui n’était pas exceptionnel mais très abouti au bout de 20 ans !