
Une dégustation qui a commencé à 19h00 et chaque participant a contribué en apportant une ou deux bouteilles qui m’avaient été remises une semaine à l’avance afin que je puisse les préparer
Clair de Lie 2023 DRC
Beau nez fruité avec une pointe de bois. La bouche est encore un peu stricte avec des fruits mais le bois est dominant et l’amertume assez présente. La matière est belle mais la finale un peu sèche. Vin très jeune pour être pleinement apprécié.
MJ 15,5 Moyenne 14 (12-17)
Mercurey 1er Cru Monopole Clos des Fourneaux 2022
Bouteille qui fait la totale unanimité. Le vin est harmonieux, tendre et suaveavec de magnifiquesarômes de rose et de fruits rouges. C’est un grand plaisir gourmand avec beaucoup de raffinement.
A noter le millésime 2018 avait déjà fait sensation dans la dégustation de l’année dernière et c’est ici l’une des plus belles bouteilles de la soirée dans le top 5.
MJ 17 Moyenne 17 (15-18,5)
Château la Mariotte 2022 Saint-Emilion Grand Cru
On reconnait le style bordelais avec une grosse matière, des fruits murs et une grande richesse. C’est l’une des surprises de la soirée avec un vin d’une grande tenue et très prometteur.
MJ 15+ Moyenne 15,6 (14-17)
Clos Saint-Denis 2013 Faiveley
Un vin globalement apprécié sur ses arômes d’évolution et une jolie matière ; ça n’est pas trop mon goût et je le trouve un peu sec. Il faut dire aussi que le millésime n’a pas été facile avec un déficit de maturité et des vendanges en octobre.
MJ 13 Moyenne 16 (13-18)
La Grande Rue 2013 Lamarche
Du même millésime que le précédent, il est plus suave et plus fruité avec une matière plus dense et une jolie longueur.
MJ 16 Moyenne 16,2 (14-18)
Chambolle-Musigny 1er Cru les Amoureuses 2012 Groffier
Là, on est au niveau de la grande Bourgogne avec un raffinement extraordinaire. Le vin est très suave avec de magnifiques fruits rouges. C’est exactement ce que l’on attend d’une belle « Amoureuses ». Je note que c’est le plus beau vin que j’ai bu de ce millésime et les rares expériences que j’ai eu de ce cru et de ce domaine étaient marquées par une réduction assez importante. Ici le plaisir est total !
MJ 18 Moyenne 18 (17-19+)
Château Canon Saint-Emilion 1er Grand Cru Classé 2005
Ce premier grand cru assez peu connu a la palme du meilleur Bordeaux de la soirée. Le nez est assez complexe avec des notes de fruits noirs et de cuir ; la bouche est assez ronde avec de jolis fruits. Sans être exceptionnel, il est très agréable.
MJ 16 Moyenne 17 (15-18,5)
Château Tertre Roteboeuf 2005 Saint-Emilion Grand Cru Classé
J’attendais beaucoup de cette bouteille et il n’est pas au niveau. Il est beaucoup moins riche que tous les Tertre Roteboeuf (et même Roc de Cambes) que j’ai gouté avec des notes d’évolution très marquées mais il est tout de même apprécié par certains dégustateurs.
MJ 14,5 Moyenne 15,25 (10-18)
Latricières-Chambertin 2003 Rossignol-Trapet (bouteille immergée au large d’Ouessant)
Voilà une bouteille originale apportée par notre ami Momo qui a toujours des trouvailles. Rappelons que 2023 était le millésime de la canicule (devrait-on dire la première canicule ?). Ici le vin est d’une grande fraîcheur avec une magnifique texture et une grande complexité aromatique, les fruits sont encore très frais et se combinent avec des notes grillées très agréables.
MJ 18 Moyenne 17,5 (11-19)
Clos de la Roche 2002 Hubert Lignier
C’est la grande bouteille que j’attendais dans cette soirée que j’ai plusieurs fois noté 20/20. Le nez est riche, profond avec des fruits très concentrés et de jolies notes grillées. La bouche est très suave peut-être encore plus riche que la précédente mais j’avoue que je l’ai gouté encore meilleur qu’aujourd’hui même si c’est mon préféré.
MJ 19 Moyenne 17,4 (14-19)
Château Haut Brion 1er GCC Pessac-Léognan 2001
Les avis sont assez partagés sur cette bouteille et après les sublimes Bourgognes, la partie est difficile. Il est certes un peu sec avec de l’amertume mais il a quand même une belle texture avec une certaine fraîcheur.
MJ 16 Moyenne 14 (10-16)
Echezeaux 2001 Gérard Mugneret
Voilà une autre bouteille dont j’attendais beaucoup mais elle ne tient pas ses promesses dans cette dégustation. Le vin a de beaux restes avec un certain fondu et quelques fruits mais il est un peu fatigué et se montre assez court.
MJ 16 Moyenne 15 (12-17,5)
Château Pétrus Pomerol 1996
Il faut dire qu’une fois découverte, la bouteille a été rapidement finie… Mais c’est la grosse déception de la soirée avec beaucoup de sécheresse et d’amertume. C’est mon quatrième Pétrus et je n’en ai gouté qu’un seul qui soit exceptionnel avec un souvenir de fraise des bois.
MJ 13 Moyenne 15,4 (10-17)
Château Cheval Blanc 1995 Saint-Emilion 1er GCC A
Vin diversement apprécié mais je le défends avec une certaine harmonie et de la plénitude ; je lui trouve encore des fruits mais je crois que je suis le seul…
MJ 17 Moyenne 14,6 (12,5-17)
Château Latour 1992 1er GCC Médoc
A part un ou deux défenseurs, là c’est très dur ! Avec tous les clichés des mauvais Bordeaux, en particulier ces notes de poivrons verts peu appréciables et mon 10/20 est très généreux…
MJ 10 Moyenne 12 (10-18) seulement 7 notes sur 13 participants
Clos de Vougeot 1990 H. Roumier
On revient aux grands vins et vive la Bourgogne ! Ce n’est cependant pas le grand cru le plus mythique mais c’est une très grande bouteille avec une très belle harmonie, un magnifique fondu et une jolie complexité sur des notes grillées et fruités. Un grand plaisir !
MJ 17,5 Moyenne 17,6 (16-19,5)
Chapelle-Chambertin 1995 Pierre Damoy
Dans un millésime que j’ai toujours jugé austère (souvenir de Cros Parentoux d’Henri Jayer qui m’avait dit « on a fait ce qu’on pouvait avec ce que l’on avait » et aussi de la Tâche, le moins apprécié d’une verticale), on touche ici à l’exceptionnel avec une magnifique harmonie, du soyeux et des fruits d’une fraîcheur et d’une concentration incroyables. Je crois que j’ai bien fait de me tromper dans l’ordre de la dégustation.
MJ 18 Moyenne 18,25 (16-20)
On dit parfois que les Bordeaux vieillissent mieux que les Bourgognes, cette dégustation prouve le contraire. Notre ami John dit que les Bordeaux ne peuvent vraiment être appréciés qu’en mangeant, c’est peut-être vrai. En tous cas, dans cette dégustation, les Bourgognes tiennent la route et gardent souvent des fruits au vieillissement. On peut aussi s’interroger sur le classement des vins et leur renommée quand on voit comment on été apprécié les deux outsiders, Le Mercurey Clos des Fourneaux était d’une grande classe avec beaucoup de plaisir et le Château la Mariotte très prometteur !

Concernant les vins blancs, la chance n’était pas avec nous. Le Meursault les Narvaux 1988 du Domaine d’Auvenay était complètement oxydé comme le Batard-Montrachet 1999 de Louis Lequin et les Corton-Charlemagne 2009 du domaine Chapuis et 2002 du domaine d’Ardhuy présentaient peu d’intérêt. Seul le Meursault 1er Cru Clos des Perrières 1988 (ma dernière bouteille) était exceptionnel, très accompli avec du volume et de la rondeur, certes moins minéral que certains autres millésimes mais c’était vraiment très bon (18/20).
Un mot aussi sur le Champagne l’Enclume 2013 de Tarlant, un chardonnay sur silex Brut Nature d’une précision absolue, très minéral tout en étant gourmand et complexe. Du grand art !
Un compte-rendu vidéo a été fait par notre ami Hani Roumieh avec l’aide de Yoyo qui a aussi interviewé les participants (à paraître sur nezdesaintpierremembers). La vidéo d’Hani se trouve sur YouTube pandewine. Je peux aussi vous la transférer par WhatsApp
Un grand merci aux vignerons qui ont fait ces grands vins, un grand merci aux participants tous très enthousiastes.
Rendez-vous le 02 juillet 2027 pour continuer de fêter tous les anniversaires !
J’en profite pour annoncer le thème : Grands Crus blancs de Bourgogne et Meursault-Perrières.

Martial Jacquey
Les dégustations du Nez de Saint-Pierre
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